dimanche, avril 17, 2005

buzzée sur les cigarettes d'air, comme dit l'Éluard.

« J'ai une de ces envies de mordre à pleine dents dans le soleil, de m'laisser noyer dans son halo. » ainsi va mon nickname msnien.
Ainsi va la réalité.

Semaine de fou braque. Cinq jours de théâtre à monter du kitsch abitibien: Le Grand Poucet, oeuvre du petit Jean Barbeau. Ce fut chouette et rigolo, mais ô combien épuisant. S'endormir vers les 1 hre tous les matins et se lever 5 heures plus tard, ouhla. Trop pour moi. Mais heureusement, c'est terminé. Belle réalisation. Fierté. On oubliera jamais toutes ces plaisanteries dans le dialogue ni ces conneries qu'on s'est dites dans les corridors du cégep et chez ti-Jean, le biéreux du métro Crémazie. Beau souvenir. Beaucoup d'temps avec la p'tite Mel, l'Éric, la Gaëlle, le Fred, la Pascale, et plus encore. El Baron, la Maude et la Geneviève qui font un bond au collège, très plaisant. Pas de traces de l'autre Maude, bien c'que j'pensais. Dernier match d'impro, à vie peut-être. Franchement trop lancinante pour y aller à fond, dommage. Sale manque de sommeil. Bien quand même, ce sont de beaux souvenirs que j'laisse derrière.

Hier, aujourd'hui: deux journées quelque peu utopiques. Rencontre vraiment intéressante; à refaire, sans nul doute. Road trip jusqu'au métro, quelle épopée rocambolasque! bien appréciée. Balade au bord du lac, banchage paresseux au sommet d'la colline. Le soleil qui nous dévore, la lune qui subsite à travers le jour. L'eau pas creuse soi-disant creuse encore ternie par les restes de l'hiver. Bref, du brun liquide. En somme, jouissif. Périple sur la rive-sud, jusqu'à la Mont-Royal, pour du travail philosophique au Rockaberries, déjà terminé à mon arrivée. Alors retour chez soi, deux douze pouces dégoulinants à la main. Le Rev, le p'tit 7% d'alcool-vodka dans mon sang qui m'laisse un fond d'mal de crâne. Puis pause guitaristique sur mon balcon rouge vin délavé. Et retour à la machine, qui s'ennuyait probablement de moi, ces derniers jours.

Et v'la que j'réalise qu'y faut qu'j'aille planquer mes biddies avant qu'ma mère les choppe. Alors je décante.

À la revoyure les internautes nautiques délurés (à la réécriture, en fait). Je vous affectionne tous.

La Laurie crade et franchement pas encore tout à fait hippie malgré les Converse aux lacets rasta.