lundi, mai 09, 2005

néant, ou quelque chose de c'genre là.

Pour la zillionième fois aujourd'hui, j'écoute the Salif Keita me pleurer en notes les paroles de « Baba », précisément la belle version acoustique de cette chanson africo-jazz plutôt lassante (vivement Dominic pour ce partage musical, et vivement l'existence de l'option repeat). Ça me remonte les larmes aux yeux, ce cri du coeur du vieil homme-shâman. Ça m'rapelle tout c'qui m'manque: le petit homme de ma vie, mon cher père, la Californie, les vieux potes perdus dans la brousse urbaine, l'amour, la chaleur... le bonheur absolu. C'qui m'manque d'abord, ce sont les mots, pour exprimer tout c'te shit. Si je pouvais. Mais pour l'instant c'est resté coincé dans ma petite gorge. « mon larynx engorgé de vous, je vous tousse en microbes » [vous vous souvenez? sinon fouillez dans ce satané blog, sales incultes]. Hey bien ces microbes, je préférerais vous les écrire, plutôt que de vous les cracher en plein visage. Je m'en excuse. Bon bon bon, il est temps d'élire une nouvelle chanson qui aura droit au repeat. optons pour « Iniaqise », encore Salif. Qu'en dire, sinon qu'elle est tout aussi triste. La Virginie a bien raison, je suis bien trop facile à émouvoir. Dommage... C'est l'heure pour la petite moi d'aller rejoindre le soleil, caché de l'autre côté d'la boule qui nous sert de cabane. Au revoir les immenses rats (le rat étant apparemment l'animal le plus affectueux sur cette boule). Je vous affectionne, 'vous aime, tout particulièrement certains d'entre vous, lecteurs, et j'espère qu'ici vous vous reconnaissez. oui, c'est aussi à toi que je parle... alors entends-moi.
Laurie.