dimanche, janvier 30, 2005

Sonnet

Ces vers me rapellent moi.
Lisez, absorbez et ressentez.
_______

« Sonnet »

Au travers de ma vie tremble sans une plainte,
sans un soupir, un mal sombre et profond.
Pure, la neige en fleurs de mes rêves
bénit les plus silencieux de mes jours.

Mais plus souvent la grande question
croise mon chemin. Je me fais petit et passe
indifférent devant elle comme devant un lac
dont je n'ose sonder les flots.

Puis alors s'abat sur moi une souffrance, aussi
morne que des nuits d'été sans clarté,
traversées par le scintillement d'une seule étoile -
de temps à autre.

Mes mains quêtent alors timidement l'amour,
car j'aimerais que ma prière ait
des accents que ma bouche brûlante ne peut trouver.

-Franz Kappus.

samedi, janvier 29, 2005

hey, vous là!

putain.
j'me demande... mais qui lit ce truc?
chaque fois que j'viens le compteur a fait un bond.
alors manifestez-vous:
postez un commentaire en réponse à ce post!
ça m'intrigue à fond.
(et j'accepte aussi les idées de scénario... c'est pour vendredi chiasse!)
ha. ha.

Laurie. (la fulgurante) ... (ou pas)

vers pour celle qui en voudra.

blotties l'une contre l'autre
fleur aux pétales fragiles,
refermées pour ne laisser entrer personne
comme je t'aime
toi
bleue comme l'océan des amours déchus.


_______

Laurie.

pas question d'me coucher avant l'soleil.

Utopik + beedees + café + Rilke + Drug + smirnoff + cacahouettes + THE suzanne + agréable compagnie + joie + enthousiame = sympatique soirée!
woah, à refaire!
définitivement.

Laurie.

jeudi, janvier 27, 2005

sympatique, faut croire.

Hey ho! ("Let's go!" dirait Alan)
que dire, que dire, que dire... que d'événements.
_______

J'me suis réveillée en plein rêve ce matin.
Tina était en train d'me pleurer dans les bras.
Ça m'rapelle la réalité ce truc.
Alors j'm'inquiète pour elle.
J'devrais lui rendre visite.
Elle me manque cette bonne vieille hippie.
_______

Rencontre avec Luca avant-hier. Je l'adore c'lui là.
Première chose qu'il m'a dite: « bon, là, t'es ma blonde. »
huh? bouleversant... si on considère que ça fait 2 ans que ça traîne.

***
« dommage que tu sois gaie »
qu'il m'a dit.
« pour moi, l'amour n'a pas de sexe, mais le sexe oui »
que j'lui ai répondu maladroitement.
et on a rit.

***

Je l'aimais ce type. et je l'aimerai.
pour la vie.
mais pas maintenant.
pas de cette façon.
maintenant j'veux me blottir contre lui...
pour qu'il m'emmène faire d'la plongée sous-marine,
comme il dit. :)
mais j'veux pas être son autre moitié.
j'veux seulement qu'on soit ensemble, mais séparés.
Comme un casse-tête dont on est lassés et qu'on r'fuse de terminer tout de suite.
Devant lequel on abdique pour un moment.
Pour toujours, peut-être.

***
« j'pense que j'pourrai plus embrasser personne que toi. »
qu'il m'a dit.
(non mais imaginez-le avec sa grosse voix!)
mignon non?
mais moi j'ai ce sentiment bizarre qui persiste.

***

voilà.
C'est ça notre histoire.
vous qui vouliez savoir.
_______

Bonnn bon.
Sur une note moins nostalgique, je vais jouer dans un groupe de Bata avec Luca et un vieux musicien!
hey oui hey oui
(des Bata, ça ressemble à ça)

Ce sont des percussions afrocubaines, des talking drums
(oui oui, ils parlent!)
anciennement utilisés pour réciter des prières ou pratiquer des rituels vaudou.
ouuuuh!
J'ai hâte, on commence dans quelque jours.
_______

Et y'a l'impro m'gobe de l'énergie.
mais putain que j'adore ça.
tournois à venir hourra.
_______

voilà.
continuez d'être,
bande de fous.

Laurie.



vendredi, janvier 21, 2005

jours étranges, comme dit Saez.

woah, semaine chargée.
d'abord j'ai dû me réhabituer à faire une course contre le soleil pour savoir qui se lève le premier (plutôt sympatique!)
et je recroise tout le monde dans les corridors crasseux de Grasset. trop de nouveaux. trop de nouveaux pires que les anciens, à vrai dire.
puis le Carlo qui commence son cours en disant qu'on est déjà en retard; et remédie au problème en nous garochant un travail sur la culture contemporaine. joie.
mon bon vieux groupe de cinéphiles avertis tous aussi rayonnants les uns que les autres. ça fait du bien de les r'voir.
puis la Natsy Nats, la Mel, le Seb, la Maude, notre MS nationale, le Matador toujours aussi roux, la Steph, la Lee Anne et encore et encore et... ENCORE!! woah il pleut des rencontres c'est génial.
La session s'annonce dure, mais amusante: du théâtre, d'la radio, d'l'impro plus que jamais, d'la réalisation. D'ailleurs y'a c'foutu scénario qui refuse d'être pondu. Il a peur de vivre le pauvre, je l'comprend haha maaais j'ai plus que deux semaines... tic tac tic tac... ooouuuaaaah time is running out.
Trop de Saez, trop de Bashung cette s'maine. quoi que c'est un overdose agréablement déprimant. en contraste avec l'excitation d'la rentrée hivernale!
Le Luca est introuvable... argh il me manque c'lui là. et Virginy qui est partie sans qu'j'aie le temps d'la voir. aille aille aille.
et un p'tit tour à l'Utopik tout à l'heure, un tête à tête avec moi-même question de tenter d'essayer de possiblement explorer les champs d'exploration possibles (ouf!) pour ce gentil cours métrage... mais bon. ça a finit la semaine en beauté!
Malgré mon sympatique mercredi de congé, j'ai encore du sommeil à récupérer.
Alors j'y cours. vendredi soir à dormir, plate je sais. Mais j'en peux plus.
Il est temps pour moi de grimper là-haut et d'aller rejoindre les étoiles.
Bonne nuit les enfants.

Laurie.


mercredi, janvier 12, 2005

que dire.

woua.
un cours de piano super.
une rencontre avec Abby dans l'autobus vide.
toujours aussi jolie celle-là.
une promenade seule dans le centre-ville, habitat du Diable.
aucune trouvaille intéressante,
ni dans les « mégastore » ni à l'Échange,
ni chez ses voisins tous pareils.
une visite chez le Claudy.
toujours aussi heureuse de le voir :)
toujours aussi ennemie avec son chat (hey oui!).
une pointe végétarienne dans une pizzeria crottée
coin Beaubien/Papineau
le numéro du caissier sur la carte du resto...
ouin, loin de la fleur que je rêve d'habriter entre mes mains...
(aaah les hommmes putain).
une visite chez le Shawn, ça f'sait des lunes.
de l'herbe, du coca-cola et d'la musique planante,
quoi de mieux!
ça fait du bien.
puis la route de chez nous sous le verglas youppi.
(résultat: une divagation tintée de thc...
le post précédent en effet. quelle farce.)
du Bashung et du Arab Stap
question de terminer le buzz en beauté
et d'avoir encore plus envie de m'éteindre.
enfin un rendez-vous avec la charmante Virginy,
(woah, ça fait des semaines!)
...avant qu'elle se tire pour quelques temps.
un appel d'la Mel, pour la troisième fois aujourd'hui,
ça f'sait un moment.
elle est partie dormir.
"s'fatiguée moi-là!"
a-t-elle dit avec son p'tit ton coquin si mignon.
et moi dont.
alors j'me « paquebot » ,
comme on dit par chez nous.
salut les enfants.

Laurie.

divagation à saveur de tétrahydrocannabinol.

Les lumières sul' bord d'la route me rappellent l'inexistence poétique d'un corps infini. et la jouissance pluvieuse envahit mes désirs cahotiques. le non-sens atteint le bulbe de mes fleurs rachitiques; et les ornements dorés attisent mes ardeurs déméritées.
Je ne sais pas, je ne sais plus, PEUT-ÊTRE N'AI-JE EN FAIT JAMAIS SU.
Ce soir c'est l'amor; c'est la mort.
Ya rien à en dire ni à en r'dire ;
c'est comme ça.
L'infini nous aura.

___________

weird isn't it. la joie d'un joint
et des longs trajets d'autobus.
Laurie.

mardi, janvier 11, 2005

et re-mouan.

Les mots me piquent
Les mots me démangent
Les mots me brûlent.
Les mots me matraquent
de coups de téléphones sans délicatesse.
Puis les mots se déshabillent
ils déambulent, nus.
et j'oublie...
même comment ils ont pu être.

Laurie. (explication à venir bâtardise)

lundi, janvier 10, 2005

mouan.

les mots ne cessent.
Les mots parlent
les mots crient
les mots HURLENT
Puis les mots se décantent
...et on oublie
même ce pourquoi ils ont été.


Laurie.

« twist your head around, it's all around you »

"All is full of love" (de Death Cab for Cutie ou Björk, c'est au choix) woah... c'est une chanson géniale pour ceux qui sont en manque d'amour... mais bon, c'est pas un truc qu'il faut attendre il paraît. Alors n'attendons pas. Le temps fait toujours son oeuvre, n'est-ce pas?

"you'll be given love
you'll be taken care of
you'll be given love
you have to trust it
maybe not from the sources
you've poured yours
into
maybe not
from the directions
you are
staring at"

_____________

Les jours passent.
et pas un seul sans m'imaginer aller cueillir une étoile à la cime du ciel.

Laurie.

dimanche, janvier 09, 2005

aaah la musique

Muuusic

The Album Leaf

Voilà des jours que j'me gave de musique déprimante... du bon post-rock expérimental ambient (comme The Album Leaf, d'où la belle image pour colorer le tout)... le genre de truc mélancolique mais pas trop triste, l'genre qui fait réfléchir... mais bon ça fait du bien. Question de maintenir l'atmosphère, j'ai aussi dévoré une après l'autre les cassettes qu'on enregistrait lors de nos pratiques dans ce p'tit studio crasseux... ah dans l'bon vieux temps où l'ancien band marchait à merveille. D'ailleurs ça m'donne franchement envie d'rejouer vu que ces jours-ci, mon band dort un peu. Il prend des vacances faut croire. Mais bon. J'ai appelé El Cotton, on va jammer y parait. Like in good old days. J'ai hâte, il me manque ce vieil artiste. D'ailleurs, en lui jasant, j'ai réalisé que c'était le seul à enfin comprendre que de rester chez soi un peu et de rien foutre, c'est pas "perdre du temps" comme ils disent tous, c'est prendre du temps pour soi. et ça fait foutrement du bien. Vous devriez essayer... C'est pas la fin du monde de manquer un « je sais pas » (comme le dit si bien Alan) au métro Berri à neuf heures. Et ça prend pas toujours une raison plus valable que de vouloir être seule avec soi... alors essayez de me comprendre un peu... bande de sorteux extrémistes. haha.

__________

Minimalisme arriéré
Agonie musicale
Égocentrisme fois deux et trois cinquièmes
Art masturbatoire
Voué à l' é c h e c . . .
Comme tout le reste
Mais différemment.


Laurie.

découverte!

L'autre jour, à temps perdu, je me suis enfermée au sous-sol (bien sur, métaphoriquement puisque mon sous-sol n'a pas de porte... eeeh). Aux airs mélancoliques de Mercury Program si bien rendus par mes haut-parleurs criards, j'ai d'abord lu. Puis j'ai pris la chandelle et je me suis mise à explorer un a un les livres et les disques que mon père avait disposés avec soin sur les étagères de ma bibliothèque. Je ne fus pas étonnée de trouver une cinquantaine de bouquins sur mon pays, sur Cuba, sur l'Afrique et bien sûr les classiques des grands auteurs français. Et puis surprise! voilà que je tombe sur « Un chant nouveau », recueil de Langston Hughes. Jamais je n'aurais cru que mon vieux père ait admiré un seul auteur américain... lui qui aimait tant la langue française!

Hey bien voilà, maintenant qu'il n'est plus là j'en découvre encore et toujours plus sur lui. J'aurais tant aimé être assise au salon à l'écouter me lire ces petits chef-d'oeuvres comme il faisait pour Baudelaire et Hugo alors que je n'étais pas même en âge de réaliser l'importance des mots. Aaahh, il me manque ce bon vieux Henry!



«I've known rivers:
I've known rivers ancient as the world and older than the
flow of human blood in human veins.

My soul has grown deep like the rivers.»

-The Negro Speaks Of Rivers,
Langston Hughes



Laurie.

samedi, janvier 08, 2005

que de souvenirs...

L'hiver est long...
Je m'ennuie de ces après-midis perdus à escalader le Mont-Royal...
à atteindre le sommet puis à regarder la vie passer en dessous de nous.
ces longues minutes à laisser la nature exercer cette drôle de force sur nous.
aaahh... et puis fumer de l'herbe et écouter le silence, à temps perdu.
Se bagarrer dans l'herbe comme des chiens de prairie en quête d'exhaltation.
Tourner sur nous même au sommet d'un amas de roches et puis s'enfarger dans les branches et éclater de rire... et rire... et rire... des heures durant.
S'embrasser non-chalament puis faire silence un moment, question d'absorber le choc.
Puis se créer des plans de vie, imaginer toutes sortes de trucs drôles à inventer, toutes sortes de trucs inimaginables à faire le jour suivant.
Comme si la hauteur nous donnait des ailes, comme si elle était synonyme d'enfance...
comme si l'air qui circule entre les branches nous rendait tout-puissants.

Puis le soleil se couche en emportant nos rêves...
Et on redescend... et on revient à la vie... malgré nous.

Et on observe la nuit prendre lentement forme sous les arbres,
Puis s'élever jusqu'à aller caresser la nuque des étoiles naissantes.

La civilisation réapparaît,
d'abord par une fleur piétinée, puis un quelconque trois huitième d'une bouteille de verre, puis deux trois condoms usés, puis quelques minuscules sacs zip-lock recouverts de boue, puis un sentier où les vélos laissent héroïquement leur marque, puis un banc entre deux arbres, puis la nature victime d'une organisation urbaine trop géométrique, puis la statue aux formes trop humaines, puis la Park avenue et ses fidèles autobus bondés.

Nous y revoilà en bas.
Ici c'est la vie qui nous regarde passer.


__________

Je veux y retourner au sommet de cette entité. Peut-être même avant l'été... je vous y attendrai, bande de petits rêveurs.
Laurie.



Ça y est.

...Une fois de plus je m'incruste dans le plus ou moins fabuleux monde de la modernité. Vive internet.
Mais... Pourquoi je fais ça? C'est une perte de temps absurde...
Mais bon, j'ai pas de journal intime, j'ai déjà essayé... mais mes pauvres doigts écrivent tant... que le clavier me semble être une technique plus alléchante.
C'est ce que je verrai.
Alors en attendant... je tente le coup.
Peut-être qu'un jour je m'dirai: «Heeeey ben, heureusement que t'avais rien à faire en cet après-midi d'hiver.»
Sur ce yahou. La vie m'appelle, je dois y aller.
Laurie.