mardi, mars 29, 2005

[...]

La lueur des rayons solaires... j'la sens m'submerger quand j'entend les notes de Window, pièce d'ouverture de In A Safe Place. Oui, je parle encore de the Album Leaf, puisqu'on dirait bien qu'après deux mois de répit, je suis retombée dans mon trip instru. C'est p't-être le mix ganja/hash, ou c'est parce que le band rapplique à Montréal pour nous amertumiser à leur guise dimanche prochain. J'serai d'la partie, à coup presque sûr.

L'soleil se réveille. Ma vieille planche de bois qui roule aussi. Mon instinc frivole s'en mêle. Cette équation, ça donne l'été en imminance. et ça m'plaît. Ça panse pour ainsi dire mon coeur encore plein « d'aile », comme diraient mes blondasses adorées.

Sinon l'tournage est presque terminé, et c'est avec joie que je hurle: « Terrebonne, malgré ta beauté indéniable, I HATE YOU. » Mais c'pas pire que St-Hubert, vous m'direz. et vous avez raison.

Luca is back. sale perdeur de numéro de tel. Et il est de retour avec une copine, bien plus vieille que lui. Alors adieu la relation pour le moment... ça m'va. Et on se r'met à jouer des Batà.

Je crie donc hourra ou quelque chose comme ça.
En soi, le temps est aux ménages relationnels et à la finition de c'qu'il me reste à accomplir dans la baraque qui m'sert d'école.
J'réfléchis. le soleil me fait renaître à p'tites bouchées.
C'qui compte c'est d'pas perdre le fil.
Et moi j'y suis accrochée.
Alors pas d'danger.
For now.

Salut les clopins-clopants.
J'vous aime tous. inconnus compris.

Laurie.

vendredi, mars 04, 2005

Parce que les maux overcoment trop souvent les mots.

J'voudrais nous immortaliser des corps à corps
Nous cracher des lettres pleine de toi,
Des paragraphes de corps en mouvance dans l'espace infini
J'voudrais pouvoir nous expulser en art.

Laurie.

une de ces envies d'expulser des mots.

J'voudrais nous poétiser une cabane dans l'fond d'un bois
Qu'on s'nourisse du crépitement des flammes
Qu'les oiseaux nous servent de bouffe, qu'on serve de bouffe aux oiseaux,
peu importe.

J'voudrais qu'on aille se pêcher d'l'amour dans le marais d'l'existence
Qu'on fracasse sans raison des bûches à coup de haine
Que s'entrechoquent nos corps enlassés d'un drap de boue
Que debout, l'herbe nous somme de nous rasseoir pour encore un moment.


J'voudrais qu'd'un coup de langue tu m'exploses la tête ou autre(s)
Que mon sang orangé égaie les murs de cette baraque
Mais aussitôt j'voudrais pouvoir revenir à la vie
Pour encore que tu m'éteignes à p'tit feu.
_______

Laurie.

jeudi, mars 03, 2005

pencil stains sur un calpin pas si secret

juste deux trois pensées durant un trajet d'autobus en compagnie de death cab, de slint et de postal service qui m'explosent les oreilles; joussif. y'a rien à comprendre, c'est de l'extériorisation de mots coincés dans l'embouchure de ma gorge. v'là:
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je t'interrupteur
comme une vulgaire boîte électrique
médiateure de courant au débit à bout de souffle.

***

ai gaspillé papier en te prenant en note
toutes les nuits
alors que ton corps en mi-rage s'amuse à froisser mes draps

***

cet air me fait pleurer de-s-ourires
mais toi tu me fais sourire des larmes
tu m'fais hilarer de-s-anglots, des rivières d'eau corporelle.

[allusion directe à Transatlanticism de Death Cab, à écouter]
_______

assez déblatéré.
j'vous laisse.
le dixième épisode de Twin Peaks m'attend.
vraiment enlevant cette série du bon vieux Lynch.
je suis accroc.

Laurie.

mardi, mars 01, 2005

emotional motion. bref, émotions.

et de un: je suis émue. oui. très. pour plusieurs raisons.

en v'la deux dans une:
ma mère a fait un fouilli sur le sol de ma chambre. la sale. elle cherchait mon baptistaire. admissions d'université... quelle merde. mais c'est fait, et ça m'émeut.
j'me rend compte que le cégep n'a été qu'un claquement de doigts. malgré c'la, j'ai quand même eu le temps de m'faire une gentille clique de fanfarons... et ils vont me manquer.
presque tous, on s'entend.
puis, je grandis. j'ai même pas atteint la majorité que j'rentre l'an prochain dans la maison des adultes. AAAAAAAHHHHHHH!
pour moi, l'secondaire c'était hier.
parlant de secondaire, la deuxième raison, c'est que dans le tas de paperasse,
j'suis retombée sur des trucs de c'temps là.
puis je reprend contact avec des vieux profs cinglés, dans la même lancée.
dans le même tas, il y avait un autre truc émouvant: des photos de Sherman Oaks, la bonne vieille vallée Californie... qui me manque.
j'y retournerai dans quelques mois, j'espère.

bon bien. assez versé de larmes virtuelles.
je cesse.
mais une denière avant de disposer:
maude... elle me manque...
plus que 4 jours!
allez! sois forte grande toi.
salut internautes baraqués.

Laurie.